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Ca fait longtemps que je ne suis pas venue poster ici, je n'ai pas le temps... La vérité, c'est que je ne sais plus écrire comme je le faisais, je n'émerge plus de rien, sauf de lui.
Depuis tout à l'heure, je ne fais que tenter vainement de trouver les mots à mettre sur mes maux. Je me rends compte que la simple phrase "j'ai mal" suffirait amplement à dire que mon ventre subit les spasmes de la peur, de la tristesse, de l'angoisse au moins 2 fois toutes les semaines. "J'ai mal " suffit à exprimer que ça ne va pas. Pourquoi j'ai toujours cette manie de vouloir chaque fois compliquer ce qui peut être simple?
J'ai sans cesse peur d'être accusée, je me sens toujours coupable, je m'excuse, je m'en veux.
Je me sens abandonnée, à la moindre occasion ou je pleure. J'en pleure. J'n'en peux plus de ces changements de situations, de positions. Ces sautes d'humeurs, ils me bouffent, me fragmentent. Je suis incapable de me raisonner, incapable de faire quoique ce soit.
J'ai envie d'hurler, j'ai mal. Ca me rappelle tellement cette fois ou j'étais toute seule à la maison et ou j'avais décidé bêtement de boire les bières qu'il restait d'une soirée à ma soeur. J'avais quoi, 15 ans? La période de transition quoi. L'excuse était bonne, il fallait évacuer et je n'avais rien trouver d'autre qu'une bière. Parce que je n'arrivais pas à évacuer autrement à cette période. Aujourd'hui, l'idée même d'être ici me fait chialer.
Je me souviens m'être roulée parterre de douleur "j'ai mal". Et je ne savais pas mettre d'autres mots, je n'en cherchais pas d'autres et je ne savais pas les trouver de toute façon. Je ne faisais que me tordre et me distordre sous la force de la crise qui paraissait m'envahir, comme un fou rire peut vous prendre.
Je ne crois pas m'être sentie mieux aprés avoir fait ça, au contraire, je me suis ouverte les yeux sur le fait que je n'étais qu'un amas de sombres pensées et de fumée grise. Rien d'autre que cela.
Aujourd'hui, sa seule image suffit à me faire comprendre que je ne suis plus vraiment cela; plus vraiment.
Je n'ai pas le droit de me perdre dans des méandres futiles comme ceux-là, je ne veux pas. Mais en me l'interdisant, je ne fais que tomber d'avantages dedans. N'est-ce pas le comble de l'ironie? Je me sens comme de la porcelaine sans couleur. Fragile, blanche... L'angoisse de la page blanche, je la vis tous les jours, puissance 1000. C'est un peu trop pour mon petit corps. Un peu trop pour mon pauvre vocabulaire, et, pour mes petites espérances, c'est écrasant.