Sous mes pas résonnent les pavés de la ville encore éteinte, je devrais dormir depuis longtemps déjà mais je pense à lui. Les lettres de son prénom font déborder les larmes de mes yeux, son odeur qui me manque m'obsède. Je cherche partout un parfum comme le sien, impossible à reproduire pourtant; je crois devenir folle.
J'ère dans les rues, il est 5h30, dans une heure je me lève et je prend ma douche, je petit déjeune puis je pars pour la gare, la peur au ventre, l'angoisse se tordant dans le creux de mes poignets. Et si jamais..? J'abandonne encore quelques gouttes de sel sur l'un des fauteuil du RER puis je m'éloigne dans des regards qui se demandent pourquoi je pleure de si bon matin. Le train s'arrête et j'actionne le système de mon corps dans un élan d'habitude, je passe mon ticket dans la machine puis j'embarque dans un voyage qui ne fait que m'emmener soit plus loin de lui, soit plus prés. Les soirs que je passe à mouiller l'oreiller ou il avait pris l'habitude de poser sa tête m'épuisent de plus en plus, j'ai peur de craquer. Je ne comprend pas, plus ce qui fait que nous ne sommes pas ensemble, je me le répète chaque minute de chaque heure sans vraiment entendre le sens des mots. Et je commence à être effrayée des fins de semaine et de ses débuts. Tout ça m'épuise, m'érinte.
Les phares des voitures somnambules m'éblouissent de plus en plus, je devrais dormir depuis longtemps déjà mais je pense toujours à lui, les lettres de son prénom font déborder les larmes de mes yeux, son odeur m'obsède toujours autant. Je cherche partout son parfum qui m'amènerait ailleurs, à lui, impossible à retrouver pourtant, je crois qu'il est mort, je suis folle.But no way back, ...je l'aime.